changement d'adresse

J'ai déménagé mes affaires à cette adresse : www.candice-nguyen.com
et le carton d'invitation pour l'apéro se trouve ici.


face mimosa


on peut pas dire le cri que c'est, d'où il vient ni jusqu'où il va mais on peut dire toute cette lumière qu'on y voit à la croisée des chemins si belle éblouissante étincelante d'hier à demain, de quand on était petites ou pas nées ou nées sous les mêmes images mimosa d'alésia à hanoï en passant par villeneuve-prairie, son quai, où j'm'étais perdue trop accaparée par mes pensées de toi, du jardin, à t'écrire des nuits belles où on enfile les repetto et les mots ensemble pour quand nos corps ils peuvent pas sortir d'eux-mêmes et qu'on peut pas s'absenter de nos molécules pour nous accoler et rire ensemble et nous étouffer à force d'embrassades et de tout cet amour qui déborde et file jusqu'au bout des doigts, des trains et des claviers ; on a dit, pour un peu on lècherait la ligne d'écume van veen, les mers et les années, on emmerde les cons, ça en fait un paquet dis donc, on s'fait belles pour les autres comme toi tu mignonette à orsay pour moi, on a dit, pas le rompre, le fil, jamais, alors d'accord c'est nuages d'oiseaux qu'ont plus l'vertige qui zinzinulent pour nous ce soir et tiennent la note demain et toujours encore dans les veines et les corps et les lèvres et nos chairs et les mots en tas qui sortiront demain comme hier de nos cœurs, du tien si grand qu'il emplit le mien, les nôtres et les gonfle, celui de christine elle est gonflée celle-là tellement de rires que ce soir j'aurais voulu l'embrasser comme on peut s'embrasser sous les lilas qu'on cueille à orsay et tu te moques et rigoles bien à nous voir faire les chamallow, comme devant ces vieilles boîtes à trésors, correspondances de grand amour précieusement conservées et ce vieux polaroïd minuscule qui montre les sourires en short faire la pyramide humaine sous le soleil d'après-midi, c'est toi c'est moi c'est nous c'est tous qui sommes à la vie, et coule le sel tellement mais tellement de bonheur que ce soir même lui il dit malgré le cri la joie des croisées je dis tu dis il dit on sait plus bien qui dit quoi mais dans un même geste ensemble on dit « il y a en nous des pas de danse à la guibert 13 mars ils font bruit de plumes l'air nous jubile en piano glass toujours métamorphosis il y a peut-être un ange »

25 octobre 2012, à mh


changement d'adresse.


J'ai déménagé certaines de mes affaires à cette adresse : www.candice-nguyen.com 
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hypernuit.

AILLEURS




il y aurait tous ces mots écridits, le reste au vent -

Quand je me répète trois fois la même chose, c'est que c'est le moment. Dernier billet en ces lieux, clôture des one shot, vous dis merci de vos passages, lectures, avis, blabla, depuis ce temps...!
C.

P.S: le titre du billet c'est pour l'album que j'écoute en boucle en ce moment mais incapacité technique à le mettre en partage présentement - déplacement.



on the nature of daylight.

MÉDUSES, AILLEURS



Max Richter - On the nature of daylight


La lumière ne semble plus vouloir décliner. Il y a cette lenteur de nos moindres faits et gestes, comme un étirement pour se perdre dont on ne saurait plus distinguer la fin du commencement, et nos yeux, plissés sous l'éclat blanc violent de ces surfaces interminables, insondables, et le sel, nous sommes hors du temps.

Deviendrais-je fou ou un béluga nous suit depuis hier ou bien était-ce ce matin seulement que l'aurais-je remarqué ? De loin sous les fonds, plonger, réapparaître, ainsi de suite et encore, toujours là, dans le silence et la discrétion habile protégée de nos regards par les réflexions de lumière qui nous aveuglent, le sursaut toujours lorsque l'on a détourné les yeux. Que fait-il seul et si près de nous, nous son danger, ses prédateurs, si loin des siens, et nos machines, le sang qui peut couler d'un instant à l'autre et se mélanger à la virginité de ces lieux, comment suis-je donc parvenu là ?